Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) (1905-1969) (apr 24, 1905 – may 4, 1969)
Description:
La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) naît en 1905 de la fusion du Parti socialiste français de Jaurès et du Parti socialiste de France de Guesde et Vaillant lors du Congrès du Globe à Paris. Cette union visait à rassembler le mouvement ouvrier et à constituer la section française de la Deuxième Internationale. Jean Jaurès en devient rapidement la figure dominante.
La SFIO connaît de fortes tensions durant la Première Guerre mondiale, partagée entre pacifisme internationaliste et participation à l’« union sacrée ». En 1920, au Congrès de Tours, la majorité du parti choisit d’adhérer à l’Internationale communiste, formant la Section française de l’Internationale communiste, tandis que la minorité conduite par Léon Blum conserve la SFIO. Sous la direction de ce dernier, la SFIO atteint son apogée avec la victoire du Front populaire. Le gouvernement Blum (1936-1938) met en œuvre d’importantes réformes sociales : congés payés, semaine de 40 heures et conventions collectives. Après la guerre, la SFIO participe à la coalition tripartite avec le Parti communiste français et le Mouvement républicain populaire, contribuant à la création de la Sécurité sociale et à la mise en place de l’État-providence.
Sous la Cinquième République, la SFIO, affaiblie par les crises coloniales et la montée du gaullisme, voit son influence décliner. Guy Mollet, dernier dirigeant majeur, échoue à rénover la formation, qui fusionne en 1969 avec d’autres courants socialistes pour former le nouveau Parti socialiste.
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