Enfermée dans la prison du château de Rouen, elle était gardée jour et nuit par des soldats, dont elle devait subir les injures et même les brutalités, ses chaînes ne lui permettant pas de se défendre. Pendant ce temps un tribunal, à la dévotion du parti anglais et présidé par Cauchon, évêque de Beauvais, instruisait son procès. Aux questions insidieuses de ses juges, la pauvre et sainte fille, sans appui et sans conseil, ne pouvait opposer que la droiture et la simplicité de son cœur, que la pureté de ses intentions.
“Je viens de par Dieu, disait-elle; je n’ai que faire ici; renvoyez-moi à Dieu dont je suis venue.”