Les Anglais perdirent quatre mille morts. On leur fit deux cents prisonniers. On ne gardait à merci que ceux qui pouvaient payer une rançon; les autres étaient tués sans pitié.
L’un d’eux fut frappé si brutalement devant Jeanne qu’elle s’élança de son cheval pour le secourir. Elle souleva la tête du pauvre homme, lui fit venir un prêtre, le consola, l’aida à mourir.
Son cœur était aussi pitoyable pour les blessés anglais que pour ceux de son parti
Au reste, elle bravait les coups, fut souvent blessée, mais ne voulut jamais se servir de son épée; son étendard était sa seule arme.