Période
d'Uruk
(ou Ouruk) (1 janv. 3800 av. J.-C. – 1 janv. 3100 av. J.-C.)
Description:
Première véritable cité – 70 ha à 250 ha (édifice monumental)
Maîtrise croissante de l’irrigation
Forte croissance démographique. apparition de poterie purement utilitaire - plutôt que décorée – fabriquée au tour « en masse » - besoin accru de céramique ; Démographie naturelle?, sédentarisation de semi-nomades?, arrivée de nouveaux groupes humains???
« révolution urbaine ». premiers temples? palais? Espace de réunion?
Émergence de l’État. la population se met sous l’autorité d’une élite – peu de sources. « roi-prêtre »???
Les condition au sud étant plus difficile au sud (moins de précipitations), les Sumériens ont dû innover afin d'obtenir de bon rendement agricole (charrue et irrigation). L'influence culturel d'Uruk se répend.
Uruk (ou Ourouk ; /uʁuk/) est une ville de l'ancienne Mésopotamie, dans le sud de l'Irak. Le site est aujourd'hui appelé Warkāʾ, terme dérivé de son nom antique, qui vient de l'akkadien, lui-même issu du nom sumérien ou pré-sumérien Unug, et qui a aussi donné l'hébreu Erekh dans la Bible1. Le site d'Uruk fut occupé à partir de la période d'Obeïd (v. 5000 av. J.-C.), et ce jusqu'au iiie siècle de notre ère. Cette ville joua un rôle très important sur les plans religieux et politiques pendant quatre millénaires.
Uruk est l'une des agglomérations majeures de la civilisation mésopotamienne. Elle passe pour être la plus ancienne agglomération à avoir atteint le stade urbain dans la seconde moitié du IVe millénaire av. J.‑C., pendant la période à laquelle elle a donné son nom (période d'Uruk), et c'est vraisemblablement là que l'écriture a été mise au point au même moment. Elle est ensuite un important centre politique et surtout religieux, grâce au rayonnement de ses deux divinités tutélaires, le dieu du Ciel, Anu (photo 6), et surtout la déesse Inanna/Ishtar (photo 7), dont le grand temple, l'Eanna, est le pôle majeur de la cité. Dans la tradition mésopotamienne, Uruk doit également une partie de son prestige aux rois semi-légendaires qui sont supposés y avoir régné, dont le plus connu est Gilgamesh. Sans jouer un rôle politique notable durant les deux derniers millénaires avant notre ère, Uruk resta un centre religieux et culturel majeur. Le regain d'activité que la ville connaît durant la seconde moitié du Ier millénaire av. J.‑C., en particulier à l'époque hellénistique, en fait un des derniers lieux où se conserve l'antique tradition mésopotamienne, avec sa littérature et ses textes religieux et astronomiques, rédigés en écriture cunéiforme.